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Casino Belle Epoque

Verany-Arion/Abeille musique
PV 796044
1996

le concert impromptu et la Belle Epoque

Quelques perles rares de la musique française de la fin du 19ème siècle pour instruments à vent que le concert impromptu a retrouvées dans le fonds de la Bibliothèque Nationale.
Ces musiques du tournant du siècle évoquent l'univers des salons du Casino de Vichy ou du Train Bleu, gare de Lyon. Imprégné d'une atmosphère de raffinement et d'exotisme colonial, ce programme nous transporte au travers des thèmes chers à la Belle Epoque : des aventures inspirées de Théophile Gauthier (Suite du Capitaine Fracasse), des évocations du pourtour de la Méditerranée ou des préciosités néo-classiques légères et élégantes qui ont pour noms Aubade, Passacaille, Pastorale ou Menuet...

Académisme et bon goût

Le point de rencontre de ces musiques est une certaine idée du bon goût en vogue à l'époque : point de révolution dans l'harmonie, d'audace dans l'instrumentation, mais dans ces écritures transparaissent du raffinement, de la délicatesse, comme dans un rêve distillé avec distance, léger et parfois teinté de sentimentalité. Les thèmes et l'esthétique se retrouvent dans l'architecture de la fin du 19ème siècle : l'attrait des exotismes orientaux et méditerranéens tels que les exaltent les pavillons des expositions universelles, le goût pour le "néo" : néo-médiéval, néo-classique...

Les compositeurs :

Charles LEFEBVRE (1843-1917)
Il fut l'élève d'Ambroise Thomas. Prix de Rome en 1870, il est l'auteur de nombreux opéras et ballets.

Hedwige CHRÉTIEN (1859-1944)
Elle est l'une des rares femmes compositeurs de cette époque. Elle se distingue par son goût pour les pièces intimistes où les instruments à vent occupent une place privilégiée et pour les mélodies pour voix et piano qui ont contribué à sa réputation en Angleterre et aux Etats-Unis.

Emile PESSARD (1843-1917)
Il obtint le Grand Prix de Rome puis fut professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris où il eut Maurice Ravel comme élève.

Adolphe DESLANDRES (1840-?)
Il était organiste et se fit connaître par ses compositions pour orgue, sa musique vocale et sa musique instrumentale d'inspiration religieuse.

Gabriel PIERNÉ (1863-1937)
Prix de Rome, il est l'un des compositeurs les plus connus de cette pléiade. Sa pastorale opus 14, n°1 est l'une de ses oeuvres de jeunesse où transparaît l'influence de son maître Jules Massenet.

Blas-Maria COLOMER (1842-?)
Il fut élève au Conservatoire de Paris en même temps que Massenet. Catalan, naturalisé français, il est l'origine d'une grande lignée de musiciens, jusqu'à son petit-fils qui mène actuellement une carrière de chef d'orchestre.

Adrien BARTHE (1828-1898)
Il remporta le Grand Prix de Rome avant d'obtenir un poste de professeur l'harmonie au Conservatoire de Paris, dans un cours réservé aux femmes.

 

LA PRESSE EN PARLE...

"...des musiciens qui rivalisent d'aisance et de clarté. Claire, la musique de Philippe Leroux l'est en effet comme de l'eau de roche. Avec une fraîcheur et une fluidité toutes en pointes d'humour et en ellipses désinvoltes. Musique pleinement vivante, qui cache une perfection vétilleuse, ouverte à toutes les aventures de la vraie fantaisie... Un art inventif et rieur, d'une expressivité nerveuse... Une musique heureuse."
- Diapason, 1999

"Des musiques fraîches et joyeuses qui, sous un faux air potache, relèvent d'une esthétique maîtrisée."
- Libération, 1999

"Le souci de faire oeuvre de synthèse ne cautionne pas, dans le cas de Philippe Leroux, d'anecdotiques patchworks esthétiques, mais participe à l'élaboration d'un style qui, tout en illustrant les préoccupations du moment, affiche une puissante originalité... Philippe Leroux n'est aujourd'hui assimilable à aucune orientation dominante... Chacune de ses pièces garantit une excitation permanente des sens et de l'esprit tout au long d'un parcours éminemment ludique. La pièce "Souffles" (1998) donne l'impression de mettre de l'ordre dans la nébuleuse irrationnelle entretenue par un quintette à vent sensible aux nouveaux modes de jeu instrumental, mais glisse progressivement vers des contrées inquiétantes que le concert impromptu évoque avec beaucoup d'à-propos dramatique. Plus elliptique que ses soeurs, cette page, remarquablement écrite... n'en est pas moins homogène ; chaque séquence paraît autant l'aboutissement que l'amorce d'un processus fondateur de l'expression."
- Le Monde, 1999